Grenier d'idées

Voilà, ce blog est un peu le grenier de mes idées, la malle de mes sentiments, le jardin littéraire qui compose mon univers...

22 décembre 2006

Examens réussis

IMG_1280J'ai rajouté le lien de mademoiselle Estelle dans mes links, parce ce que son univers vaut la peine d'un détour, parce qu'elle est aussi douée en photographie qu'en écriture et aussi un peu parce qu'elle habite la Bretagne et qu'elle m'a promit une visite, des crêpes et du cidre (et aussi une mort sanglante, accessoirement...:p).



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Claire, j'ai essayé de faire quelque chose de valable mais je ne suis arrivé qu'à ça... Sorry. :) :

Elle a des rêves au fond de son coeur,
Des notes pures au fond des yeux,
Dans sa tragédie, personne ne meurt,
Ils vivent pour être amoureux.

Quand elle me regarde sans me voir,
Qu'elle pense à des rivages lointains,
En main son bout de chocolat noir,
Dans la tête des plages de sable fin.

Alors mon coeur bat un peu plus fort,
Elle sait que je la contemple et ça lui plaît,
Elle prend la pose sans un effort,
Un ange se dessine dans ses traits.

Elle me sourit et ses yeux brillent,
Ses cheveux dansent dans son dos,
Elle se met à rire et j'en oublie,
Qu'aimer à ce point rend idiot.

Le poids des mots importe peu. Moi j'ai toujours aimé le train, je crois qu'il faut que j'assume. Et quitte à dire des choses inutiles, je veux en dire de belles.

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Nous marchions dans le noir, main dans la main. Elle m'emmenait dans les couloirs, elle courait sans s'arrêter. Je ne savais plus que faire alors je la suivais. Et nous montions sans cesse, tournant sur un long escalier. Nous montions vers le ciel, sans doute, car je voyais de la lumière là haut. Oui, nous montions et elle riait, ses cheveux dansant autour d'elle.
Ses yeux brillaient d'une lueur espiègle et amoureuse. Elle avait les pieds nus, malgré le carrelage froid, et ses jambes dénudées soulevaient sa robe au rythme de ses pas. Elle m'entraînais là haut en riant et je la suivais, parce que j'avais confiance en elle, parce que je crevais d'envie, aussi, de découvrir l'endroit illuminé à la fin de notre course.
Nous y sommes arrivés. C'était magnifique. Devant nous s'étendait une pièce immense, elle s'était arrêté de rire et contemplait la scène en souriant, la scène de nos nuits futures, de nos rêves passés aussi. Elle tourna la tête et me montra une autre porte du doigt. Elle avanca d'un pas léger, gracile, vers la haute porte en bois. Elle s'arrêta devant et fixa la poignée. J'avais peur, mon coeur battait à tout rompre au fond de ma poitrine. Elle prit une inspiration et actionna la poignée, elle avait prit une décision, au fond d'elle même.
Elle entra mais je n'osais la suivre, l'odeur des livres me parvenait aux narines, une lumière diffuse illuminait la pièce, par le haut. Cette pièce respirait la tranquilité et la paix, elle était comme un sanctuaire de silence. Mon corps difforme et abjecte ne pouvait souiller les lieux où celle que j'aimais était entrée. Elle était pure et belle, j'étais stupide et laid.
Mais une douce mélodie parcouru la pièce, elle courait sur ma peau et me rassurait. Elle me réchauffait comme une couverture moelleuse, une couverture de notes et de sons magnifiques.
Je n'y tint plus et j'entrai, seul, les bras le long du corps, la bouche ouverte.

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Il faut croire qu'elle m'inspire, elle, sa vie, ses histoires.


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28 novembre 2006

Ca aurait fait 7 mois demain.

Beaucoup m'ont prévenu d'arrêter de rêver,
A vivre heureux en songe, on cesse d'exister,
J'ai cru voir un ange sous la paume de ma main,
Je savais aussi devoir souffrir demain.

Demain est arrivé, plus vite que prévu,
Quand je me suis retourné je n'ai plus rien vu,
L'ange aux boucles brunes s'était envolé,
Laissant dans mon coeur une image délavée.

Quand je regarde le ciel, je le sais à nous deux,
Elle le partage avec moi lorsqu'elle lève les yeux,
Quelque part, je le sais, elle pense à moi parfois,
Mais dans son coeur trop grand ne subsistait la foi.

Alors je garde mes mots comme dernières barrières,
Je coupe les ponts sur cette jolie rivière.
Celle qui charriait l'espoir et aussi l'amour,
Tous ces souvenirs en moi gravés pour toujours.

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Sur ce je vous laisse, je retourne me coucher.

Posté par gabrielworld à 21:44 - Poèmes - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 novembre 2006

Mesdames, Messieurs, bonjour.

LivreJe tue ma solitude en parcourant un bouquin, comme à chaque fois, le livre m'emporte dans un univers tellement différent du mien... Je me laisse emporter, oublieux de mon monde à moi, de ses joies et malheurs et m'abandonne complètement à l'histoire que je vis à présent comme l'un des héros de l'histoire. Je reste dans l'ombre, j'observe leurs gestes mais ne parlent point. Je suis celui que l'on ne voit ni ne sent pas, je suis le spectateur impudique de leurs aventures chevaleresque. Si loin de mon quotidien dans ce bouquin aux pages blanches...
Cela me rappelle un poème que j'avais écrit il y a quelques temps... Une fois de plus je vais le poster par ici, pour mon plaisir d'abord, puis pour celui qui prendra le temps de le lire, de l'aimer je l'espère, comme l'humble l'oeuvre d'un artisant des mots, qui cherche à s'améliorer un peu plus chaque jour...


Couché dans un rayon de soleil, seul, je lis,
Plonge mon regard dans l'immensité des mots,
Ne m'accroche plus à rien qu'à ce beau héros,
A cette jolie nymphe, à ce beau pays.

Merveilleux le monde des contes et légendes,
Caché entre les lignes d'un immense bouquin,
Hô combien fabuleux l'univers des bambins,
Où seules les âmes d'enfants encore se rendent.

Lire une histoire à un petit enfant,
Assis là devant vous, ses yeux grands ouverts,
Pour s'évader, lors d'une soirée d'hiver,
Lui dire à voix basse sorcières et géants.

Le monde des livres et aussi riche que beau,
Savoir lire est un inestimable présent,
Apprenez cela à votre jeune enfant,
Et ce sera pour lui le plus beau des cadeaux.

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Ps : Tellement vrai...

" This is our last goodbye,
I hate to feel the love between us die,

But it's over, just hear this and then I'll go,
You gave me more to live for,
More than you'll ever know...

Yeah, this is our last embrace,
Must I dream and always see your face,
Why can't we overcome this wall ?
Maybe, baby, it's just because I didn't you at all...

Kiss me, please kiss me...
But kiss me out of desire, babe, and not consolation.
Ho, you know it makes me si angry, cuz I know that in time,
I'll only make you cry...

Did you say "no, this can't happen to me,"
And did you rush to the phone to call,
l Was there a voice unkind in the back of your mind saying :
Maybe you didn't know him at all,
You didn't know him at all, oh, you didn't know...

Well, the bells out in the church tower chime,
Burning clues into this heart of mine,
Thinking so hard on her soft eyes and the memories,
Offer signs that it's over... it's over...

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02 août 2006

Souvenir :)

malleDans le coin d'un grenier,
Le fond d'une vieille malle,
Cache sous les papiers,
Un intime journal.

De biens belles histoires,
De biens lourds secrets,
Se cachent dans le noir,
De ce petit carnet.

A qui sera l'honneur,
Qui trouvera l'audace,
D'ouvrir avec ardeur,
Les souvenirs fugaces.

Les feuillets s'entrecroisent,
Les années défilent,
La lectrice grivoise,
Redécouvre l'idylle.

Histoire si lointaine,
De parents amoureux,
Exempte de peine,
Et de regard haineux.

Le passé est si loin,
Et le présent si dur,
Leur amour si lointain,
Et leur haine si sûre...

La poussière s'entasse,
A présent sur la malle,
Et la petite fille chasse,
Tous ces mots qui font mal.

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... :)

PICT0364Une vue sur la mer,
Deux chaises identiques,
Une musique dans l'air,
Un instant magnifique.

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01 août 2006

A toi.

PICT0080La lune est dans tes yeux, le soleil dans tes mains,
Les étoiles dans ton dos, au creux de tes reins,
Et la rivière chante dans ta bouche.

Ton sourire illumine la nuit la plus noire,
Les reflets de tes yeux sont d'immenses miroirs,
Et à ton front le soleil se couche.

Sous tes pieds, toutes les roses fleurissent,
Dans tes robes le soleil s'immisce,
Et sous tes doigts tout est d'or.

La couleur de tes yeux rappelle celle des bois,
La chaleur d'ici resplendit dans ta voix,
Et ton rire me rend fort.

Tu pousses de tes hanches l'infirme à danser,
A ton nom les oiseaux se mettent à chanter,
Et ta main soigne les blessures.

Des taches de lumières dansent sur tes cheveux,
Le papillon se rappelle au clignement de tes yeux,
Et ta grâce mime la nature.

Déesse sylvestre, nymphe magnifique,
Tu uses de tes charmes à des fins maléfiques,
Celle d'ensorceler de pauvres garçons,
Ceux qui te contemplent et t'écrivent des chansons...

Song  : Craig armstrong - Romeo and Juliet - Balcony scene.

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21 juin 2006

Ophélie

pict00222222

Ophélie I

Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles...
- On entend dans les bois lointains des hallalis.
Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir.
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir.
Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands voiles bercés mollement par les eaux ;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s'inclinent les roseaux
Les nénuphars froissés soupirent autour d'elle ;
Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
Quelque nid, d'où s'échappe un petit frisson d'aile :
- Un chant mystérieux tombe des astres d'or.

II Ô pâle Ophélia ! belle comme la neige !
Oui tu mourus, enfant, par un fleuve emporté !
- C'est que les vents tombant des grands monts de Norwège
T'avaient parlé tout bas de l'âpre liberté ;
C'est qu'un souffle, tordant ta grande chevelure,
A ton esprit rêveur portait d'étranges bruits ;
Que ton coeur écoutait le chant de la Nature
Dans les plaintes de l'arbre et les soupirs des nuits ;
C'est que la voix des mers folles, immense râle,
Brisait ton sein d'enfant, trop humain et trop doux ;
C'est qu'un matin d'avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s'assit muet à tes genoux !
Ciel ! Amour ! Liberté ! Quel rêve, ô pauvre Folle !
Tu te fondais à lui comme une neige au feu :
Tes grandes visions étranglaient ta parole -
Et l'Infini terrible effara ton oeil bleu !

III - Et le Poète dit qu'aux rayons des étoiles
Tu viens chercher, la nuit, les fleurs que tu cueillis ;
Et qu'il a vu sur l'eau, couchée en ses longs voiles,
La blanche Ophélia flotter, comme un grand lys.

Rimbaud.

Posté par gabrielworld à 15:43 - Poèmes - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L'un de mes poèmes préférés. :)

img_1256 Hymne à la beauté:

Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme,

Ô Beauté ! ton regard, infernal et divin,

Verse confusément le bienfait et le crime,

Et l'on peut pour cela te comparer au vin.

Tu contiens dans ton oeil le couchant et l'aurore

Tu répands des parfums comme un soir orageux ;

Tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore

Qui font le héros lâche et l'enfant courageux.

Sors-tu du gouffre noir ou descends-tu des astres ?

Le Destin charmé suit tes jupons comme un chien ;

Tu sèmes au hasard la joie et les désastres,

Et tu gouvernes tout et ne réponds de rien.

Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques ;

De tes bijoux l'Horreur n'est pas le moins charmant,

Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,

Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.

L'éphémère ébloui vole vers toi, chandelle,

Crépite, flambe et dit : Bénissons ce flambeau !

L'amoureux pantelant incliné sur sa belle

A l'air d'un moribond caressant son tombeau.

Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe,

Ô Beauté ! monstre énorme, effrayant, ingénu !

Si ton oeil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte

D'un Infini que j'aime et n'ai jamais connu ?

De Satan ou de Dieu, qu'importe ?

Ange ou Sirène, Qu'importe, si tu rends, - fée aux yeux de velours,

Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine !

- L'univers moins hideux et les instants moins lourds ?


Baudelaire - Les fleurs du mal

Posté par gabrielworld à 15:32 - Poèmes - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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